Autrice

Ma vie d’autrice a commencé tôt, à l’adolescence probablement.
J’adorais les rédactions, mais le carcan de l’Éducation nationale de l’époque ne laissait pas de place aux filles trop rêveuses.
Au lycée, alors qu’on se rapprochait de la fin du XXe siècle, on m’a offert mon premier ordinateur, de ceux dont les claviers étaient atrocement bruyants (et je pouvais taper toute la nuit), les tours et les écrans étaient si grands par rapport aux PC et portables d’aujourd’hui. Et les modems, alors, parlons-en. Si tu as mon âge ou à peu près, tu te souviens peut-être du chant du modem qui se remettait en route.
Le collège et le lycée ont donné naissance à la très grande lectrice que je suis et aussi à la graine d’autrice.

La nouvelliste et les concours littéraires

J’ai toujours été curieuse. Et passionnée. J’ai commencé à noircir des cahiers puis des pages de traitement de texte. Des nouvelles, des bouts d’histoire que je faisais lire aux copines.
J’ai envoyé plusieurs nouvelles à des concours littéraires. J’en ai remporté la plupart. Le Juif Errant a remporté les Palmes Académiques du Finistère, puis nationales. Musher est arrivée deuxième au concours de nouvelles pour lycéens des Étonnants Voyageurs, un gros festival de littérature de Saint-Malo. L’oeil de la mer a remporté le prix Tristan Corbière des lycéens, à Morlaix, et l’année suivante, j’ai eu le prix du jury pour une suite de cete nouvelle. Puis un prix dans une librairie de Concarneau également, où j’ai gagné un si joli marque-page doré.
Quelque part, cela m’apportait de la satisfaction, parce que des adultes, voire des gens du métier du livre, venaient dire que cette activité si étrange qu’inventer des histoires au cœur de la nuit, était quelque chose de bien. De positif. Une chose que je savais faire. Ce petit espace à moi si précieux que je ne voulais y faire entrer personne d’autre.

C’est alors que j’ai commencé à consommer du contenu pour les auteurs.

Graine d’autrice assumée qui s’oublie

J’ai grandi, j’ai eu mon bac, je suis partie. J’ai toujours refusé de m’orienter vers les métiers du livre parce que les cours de français, puis de littérature, au lycée, m’avaient profondément ennuyée, même si, parfois, des étincelles d’intérêt se rallumaient.

J’ai découvert l’Oie Plate et Cause Calcre, et l’annuaire de l’édition. J’ai acheté et lu des livres d’auteurs sur l’écriture, sur la manière dont ils envisageaient ce métier. J’ai écrit. J’ai rêvé.

Je me suis orientée dans une fac d’Arts du Spectacle, à Rennes. J’y ai vécu de si belles années, ai noué des amitiés si fortes… Mais la fac, ce n’était pas pour moi, et je m’y suis perdue.

Je n’ai jamais oublié l’écriture, même si je l’ai perdue quelques années.

Avance rapide

Après une incursion dans la fanfiction dont j’ai découvert l’existence tard, à la fin des années 2000 (que voulez-vous, je n’ai jamais été à la pointe de la mode), j’ai écrit par intermittence, ai trouvé une formation et un métier coup de cœur et suis devenue éducatrice spécialisée, métier que j’ai exercé une dizaine d’années.

Je me suis jetée dans la fanfiction, sous le pseudo de Sifoell (vous pouvez retenir ce pseudo, c’est celui sous lequel j’écrirai de fabuleuses histoires des genres de l’imaginaire).

Mais j’avais toujours en tête de continuer à écrire, et de manière plus sérieuse, plus régulière. J’avais envie de faire partie de ce monde de l’édition que je ne connaissais pas bien, et qui me paraissait un peu inaccessible. C’est là que je me suis formée au métier de lectrice-correctrice au sein de l’EFLC et que j’ai passé les certifications Voltaire et Le Robert (auxquelles j’ai obtenu le niveau expert). Et je me suis aussi formée au métier d’autrice – parce que oui, c’est un métier – en suivant la formation Devenir écrivain : projet Best-Seller de Licares.

Autrice multigenre

Je lis de tout, et j’écris de tout. Je me destine à l’autoédition, parce que j’ai envie de me charger de mes projets éditoriaux toute seule comme une grande, depuis ces idées qui tournent dans mon esprit, jusqu’à la communication sur mes futurs romans.

J’écris de la romance, sous le nom de Nora Cayeux.

Et j’écris des romans de l’imaginaire sous le pseudo de Sifoell.

Parce que ce serait dommage de me limiter, moi qui aspire tant à la liberté.